Phénomène inconnu il y a encore peu de temps, on abordait alors la détresse des mères d’un point de vue purement médical au travers d’une notion un peu fourre-tout : la dépression post partum.

Chiffre clé

La dépression post partum touche 80 000 femmes par an (sans parler des femmes dans le silence…)

L’épuisement maternel commence aujourd’hui à être moins tabou grâce notamment à des femmes, des mères, qui ont osé partager leur expérience.

Stéphanie ALLENOU, évoque avec beaucoup de sensibilité et de justesse l’épuisement maternel qu’elle a vécu à l’arrivée de ses jumeaux dans son livre, Mère épuisée, collection marabout.

« Petit à petit, je perds toute envie : de parler, de bouger, de m’occuper de mon mari, de mes enfants, de ma maison… Le plus difficile c’est de commencer ma journée. Je me réveille en proie à l’angoisse. Je n’ai pas la force d’y aller. Je ne veux plus de ces contraintes horaires, de ce bruit, de ces affrontements, de ces gestes cent fois réitérés. Je ne veux plus voir mes enfants. Je ne veux plus rien donner : ni temps, ni mots. Je veux être seule dans le silence… »

Ce témoignage poignant de Stéphanie ALLENOU montre l’état de détresse et d’extrême fragilité que les mères peuvent connaitre à l’arrivée d’un, ou plusieurs, enfant (s).

L’épuisement maternel touche de plus en plus de mères, submergées par une fatigue à la fois physique et psychique dont elles ne parviennent pas à se remettre. La société place en elles énormément de pression. En effet, il faut montrer que l’on arrive pleinement à concilier notre rôle de mère, de maîtresse de maison et notre carrière.

Fatigue, sensibilité à fleur de peau, anxiété, stress… Et puis, un jour, des mots violents qu’on n’aurait jamais pensé dire à son enfant…

Les femmes se mettent donc dans un idéal de perfection difficile à atteindre… et lorsque la confrontation est forte entre l’image idéalisée de la maternité, « c’est que du bonheur ! », et la réalité de la venue au monde d’un enfant (nuits parfois difficiles, conciliation vie professionnelle/vie familiale, organisation quotidienne, isolement…), le choc peut être extrêmement violent et éprouvant pour la mère.

Les moments de doutes, de questionnements s’accumulent et les femmes s’épuisent à vouloir être une mère parfaite.

Je ne peux pas parler d’épuisement maternel sans vous parler d’un blog extra que j’ai trouvé sur la toile, http://epuisement-maternel.com

Violaine GUERITAULT, docteur en psychologie a fait une étude sur le burn-out maternel des mères dans son ouvrage, La fatigue émotionnelle et physique des mères, collection Odile Jacob.

« La maternité il est vrai, nous fait connaître des joies immenses, des sensations inégalables de bonheur, mais aussi des frustrations, des angoisses, souvent vécues dans le silence et la solitude parce que inavouées et inavouables. Or tout cela est mal considéré par une société et une culture qui considèrent les tâches maternelles comme allant de soi et ne reconnaissent ni le mérite ni les difficultés auxquelles toute mère doit faire face au quotidien. Quel être humain sensé accepterait un labeur qui requiert sa présence vingt-quatre heures sur vingt-quatre, 365 jours par an, dans des conditions de stress important où la sensation de contrôle, le soutien psychologique, émotionnel et matériel, ainsi que la reconnaissance d’autrui sont rares ? »

Je vous propose de vous accompagner et de vous soutenir si vous rencontrez des difficultés liées à votre maternité. Il s’agira éventuellement de :

  • Prendre le temps de vous écouter en toute bienveillance et empathie
  • Prendre le relais de vos tâches quotidiennes et/ou administratives
  • De vous aider avant votre reprise professionnelle
  • De m’occuper de votre bébé pendant que vous vous reposez ou vous vous accordez du temps pour vous
  • De rompre l’isolement lié au congé maternité et/ou parental (participation aux ateliers collectifs, au cycle de massage parent/bébé…)
  • De vous donner des informations sur des associations soutenantes et des professionnels médico-sociaux